Certains le rejettent. Je ne l'ai jamais vraiment fais. J'ai choisis de respirer cet air. Cet air m'a choisit. On est tous ciblé. Ce cahier qui écris à l'avance les misères de chacun. C'est lourd. Je l'avoue, c'est lourd. C'est ce qui fait mon équilibre. Sans ce poid, sans ces pierres, je tomberai dans l'inconscience. Je serai inconsciente de tout ce qui m'entoure. J'ai de la peine. J'ai de la peine pour cette nouvelle journée qui nous attends. Ce serpent qu'on tente tellement d'éviter et qui nous aura par surprise. Ce serpent qu'on devrait affronter. Je suis au bas de l'échelle, je n'ai rien à prouver. Ce que je vis n'est rien comparé à ce qui arrive au monde. Je ne veux pas que le monde porte mon fardeau. C'est le mien, et si demain je devais passer ce fardeau à d'autres ou me demander pourquoi moi et pas un autre, je préfererai m'en aller. J'ai de la peine à avouer que la souffrance est devenue ma drogue. Pendant que tu te drogues d'effets chimiques, je me drogue de la vie. Ce que je dis n'a plus de sens, d'ailleurs cela m'étonnerait que celui qui lit ce texte soit arrivé jusque là. Je n'ai rien à cacher. Je me drogue de la vie. J'aime vivre pour me droguer de ces misères. Une drogue douce qui peu à peu te détache du monde pour enfin te retrouver seule dans ta tombe. J'y ai déjà mis un pied, ce qui me tient hors de cette tombe n'est autre que ce venin. Un venin qui me maintient en vie et en même temps qui me rapproche de ma tombe. Deux extrêmes. Je ne partagerai jamais cette souffrance avec vous.
Lecteurs, je vous ai présenté le grain d'égoisme présent en moi.

